Pétition Papyrus Vaud

Régulariser des personnes sans papiers, dans le cadre légal actuel, selon des critères clairement définis : cette démarche du canton de Genève devrait permettre à environ 3500 personnes d’être régularisées.

Avec les Eglises catholique et réformée vaudoises et plus de 30 organisations, notre association vous invite à soutenir une démarche semblable dans notre canton en signant et en faisant signer cette pétition.

On peut signer cette pétition en ligne ou télécharger la version papier.

9’000-15’000 personnes sans-papiers vivent dans le canton de Vaud, souvent depuis de nombreuses années, avec des enfants scolarisés et des jeunes en formation. La plupart sont employées dans l’économie domestique, dans l’hôtellerie-restauration, l’agriculture et la construction, répondant à la demande des employeurs : elles contribuent au bon fonctionnement de l’économie.

Nombre d’entre elles sont bien intégrées professionnellement et socialement. Elles sont autonomes financièrement et cotisent aux assurances sociales, sans pour autant bénéficier des protections auxquelles elles devraient avoir droit.

A l’heure actuelle, il est toujours très difficile d’obtenir la régularisation de ces personnes, même après de nombreuses années : seules 59 régularisations ont été obtenues en 2018 pour tout le canton de Vaud.

La régularisation de personnes et de familles intégrées, qui travaillent, correspond aujourd’hui à une exigence de justice ainsi qu’à un devoir de protection des personnes en situation irrégulière particulièrement exposées à toutes formes d’abus.

L’Etat trouverait aussi son compte dans l’assainissement des secteurs économiques concernés par la lutte contre la sous-enchère salariale et le travail au noir.

Le sens théologique du travail

Où est-ce que l’être humain est appelé à donner du sens à sa vie, à se développer, en réponse à l’appel de Dieu ? Pour Luther et Calvin, c’est … au travail !

Attention : pas n’importe lequel ! Pas celui du capitalisme brutal qui s’est développé depuis la fin du 18e s. et qu’on associe souvent, de manière simpliste à ” l’éthique protestante “. Dans la vision de Calvin, le sens du travail est de louer Dieu pour ses bienfaits, d’offrir des services utiles à la communauté et, sur un plan personnel, de subvenir à ses besoins, de grandir, de se développer.

Le travail n’est pas toute la vie mais, dans la vision des Réformateurs, il est le lieu où nous sommes appelés à vivre notre vocation – un thème central à revisiter pour sortir des vieux clichés ! – et notre dignité humaine.

Une telle vision nous amène aujourd’hui :

– à chercher un nouveau sens à notre travail, salarié ou bénévole
– à être critiques vis-à-vis du monde économique actuel, où le travail est de plus en plus souvent source de souffrance et d’exclusion plutôt que de joie partagée.

Vous trouverez des livres et des documents stimulants sur ces sujets dans notre bibliothèque.

Qui sommes-nous ?

Au départ, notre association, protestante, s’appelait Eglise et monde du travail. Elle cherchait notamment à sensibiliser l’Eglise protestante vaudoise à l’importance du travail sur le plan spirituel. En 2000, nous avons obtenu la création d’un ministère dans le monde du travail qui a été confié au pasteur Pierre Farron jusqu’à sa retraite en janvier 2017.

En octobre 2016, notre association a décidé de s’ouvrir à des personnes de toutes confessions tout en restant en lien avec l’Eglise réformée.

Vous pourrez découvrir ici nos 5 axes d’intervention