Votation sur le service civil

Le service civil permet à des personnes de fournir à la communauté un service différent de celui du service militaire, pour des motifs liés à leurs convictions. Sa durée est d’une fois et demi plus longue que celle du service militaire. Les civilistes rendent des services très importants, irremplaçables, notamment dans nos EMS, dans les institutions qui accueillent des personnes handicapées et dans l’agriculture.

L’armée bénéficie actuellement de plus 100’000 soldats, un nombre supérieur au minimum prévu par la loi. De plus, selon un officier supérieur rencontré récemment, elle ne dispose d’équipements que pour environ 35’000 hommes, ceci en raison de mesures d’économies ! Les problèmes de l’armée ne seront donc pas résolus par un durcissement du service civil.

Pierre Farron

Salaire minimum – deux initiatives

Travailler à plein temps avec un salaire qui ne permet pas de vivre, c’est la situation que connaissent bien des personnes, surtout des femmes, qui doivent demander l’aide du service social pour subvenir à leurs besoins. Cette situation humiliante est une atteinte grave à leur dignité.

De plus, l’aide sociale, financée par la collectivité, ne doit pas être utilisée pour favoriser la sous-enchère salariale.

4 cantons et un demi-canton ont déjà introduit un salaire minimum: Neuchâtel, Jura, Genève, le Tessin et Bâle-Ville. Avec ses deux initiatives, le projet vaudois prévoit un salaire minimum indexé au coût de la vie, ce qui est important.

Il nous semble donc nécessaire d’accepter les deux initiatives. Quant au contre-projet, il multiplie les exceptions, ce qui vide le salaire minimum de son sens.

Mouvement chrétien citoyen, le comité de l’association

L’intelligence artificielle avec deux spécialistes

mercredi 27 mai à 19h, après une courte AG annuelle, nous entendrons deux exposés sur ce thème,

de Claude Petitpierre, professeur honoraire à l’EPFL,

et d’Elio Jaillet, théologien et éthicien à l’Eglise réformée de Suisse, suivi d’une discussion.

Soirée publique. 

Lieu : Espace Martin Luther King (sous l’église de St-Laurent) à Lausanne.

Eglise et politique

Faut-il que l’Eglise intervienne dans le champ politique ? Cette question a suscité d’innombrables débats idéologiques. Plutôt que de s’enfoncer dans le brouillard des principes abstraits, il faut d’abord examiner ce qu’on peut voir d’en bas, là où l’abstraction atterrit. Ensuite, il faut passer à l’essentiel : les éclairages que nous donnent les Ecritures. Voir ici l’article de Pierre Farron

Découvrir l’Apocalypse

Pendant l’année scolaire 2025-26, des rencontres bibliques mensuelles, animées par Pierre Farron, ont lieu au Centre oecuménique et de quartier, ch. du Bois-Gentil 9 à Lausanne, de 18h00 à 19h15 les mercredis suivants :

6 mai
3 juin
24 juin

Nos rencontres, multiconfessionnelles, gratuites, ouvertes à toute personne intéressés, sont organisées dans le cadre de la paroisse réformée de Bellevaux St-Luc et de la Région Lausanne.

Elles comprennent des temps de partage – dans un climat d’écoute et de respect – et des informations. On peut y venir sans avoir participé aux rencontres précédentes.

Résumés des rencontres précédentes  (Ap = Apocalypse) :

Défendre la Suisse en la dégradant ?

Officiellement, il s’agit de défendre la Suisse. C’est du moins ce que prétendent des parlementaires instrumentalisés par d’habiles marchands. ceux-ci font des fortunes en vendant des armes sans se préoccuper de leur utilité, souvent discutable voire inexistante, comme celle des avions de combat qui ne peuvent même pas nous protéger contre des drones. Ceci dit, les tensions avec la Russie augmentent réellement et une forme de défense de la Suisse est nécessaire … mais laquelle ? Si les réponses militaires classiques conviennent bien aux lobbys des marchands d’armes, elles ne contribuent guère à notre sécurité. Ainsi, elles négligent gravement des menaces bien réelles, telles que les menaces informatiques qui sont susceptibles de paralyser notre pays.

En même temps, les énormes dépenses militaires, faites au nom d’une urgence qui anesthésie la réflexion, justifient des coupes sévères dans la recherche, le financement des Universités, les transports publics, la protection de l’environnement etc. Dans notre canton, des mesures d’économie touchent les jeunes et les personnes fragilisées par l’âge ou la maladie. Elles portent atteinte à l’avenir de notre pays et aux personnes les plus fragiles. Elles font d’autant plus mal, socialement, que les assurances maladies et les loyers ne cessent d’augmenter alors que les revenus de la plupart des gens stagnent. Par ailleurs, aucune mesure de solidarité, même modeste, n’est envisagée de la part des plus riches pour apporter des recettes supplémentaires – pourtant nécessaires ! – aux caisses publiques.

Dans ce contexte une question doit être clairement abordée : que signifie exactement défendre la Suisse alors qu’en fait … on la dégrade et on porte atteinte à son avenir ?

Cette question est urgente si on veut éviter une explosion sociale, dont la montée de l’extrême-droite n’est que le signe avant-coureur. La course au profit, centrale dans une logique marchande divinisée, ne permet pas de lui apporter une réponse crédible.

Il est grand temps de remettre au premier plan les valeurs fondamentales de notre démocratie, considérées comme une référence dans nos Constitutions, notamment fédérale, comme l’affirme son préambule :

(…) Le peuple et les cantons suisses,
conscients de leur responsabilité envers la Création,
résolus à renouveler leur alliance
pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde,
déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité,
conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures,
sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, arrêtent la Constitution que voici (…)

Ces valeurs fondamentales sont régulièrement bafouées par nos dirigeants au nom d’une urgence géopolitique et budgétaire qui justifie tous les abus et les pires égarements. La vraie urgence, c’est celle d’un large débat public sur le respect des valeurs sur lesquelles notre démocratie est fondée.

Pierre Farron (texte publié dans 24 heures le 3 décembre 2025)