Activités

Vrais problèmes et faux coupables

En Suisse, environ 1 m² de terrain est bétonné chaque seconde. Ce fait incontestable  a occupé une place centrale dans la campagne soutenant l’initiative  »

Contrairement à la propagande des initiants, ce qui détruit la Suisse, ce n’est pas l’immigration effrénée, mais la voracité sans limite des décideurs économiques. Il n’y a que 0,02 % de requérants d’asile par rapport à la population résidente en Suisse et le nombre des demandes d’asile est en baisse ! Voir ici la prise de position de notre comité

Nos Assemblées générales

2026 :  PV de l’AG du 27 mai 2026  et  comptes 2025

2025PV de l’AG du 30 septembre 2025  et  comptes 2024

2024 : PV de l’AG du 24 septembre 2024  et  comptes 2023

2023 : PV de l’AG du 27 septembre 2023  et  comptes 2022

Depuis le 27 septembre 2023, notre association est devenue le Mouvement chrétien citoyen. Nous continuons à nous intéresser aux questions du travail mais nous avons élargi notre champ de réflexion. L’association a désormais pour but de proposer des réflexions et des actions mettant en relation des lectures de l’Evangile et des questions politiques citoyennes actuelles.

Voir ici les nouveaux statuts.

Au comité : Jean-Pierre Thévenaz et Marianne Schmid, à droite sur la photo, le quittent. Geneviève de Haas et Paola Vezzani (3e et 4e depuis la gauche), le rejoignent. Jean-Jacques Bize, 2e depuis la gauche en reste le trésorier. Pierre Farron devient le nouveau président.

Votation sur le service civil

Le service civil permet à des personnes de fournir à la communauté un service différent de celui du service militaire, pour des motifs liés à leurs convictions. Sa durée est d’une fois et demi plus longue que celle du service militaire. Les civilistes rendent des services très importants, irremplaçables, notamment dans nos EMS, dans les institutions qui accueillent des personnes handicapées et dans l’agriculture.

L’armée bénéficie actuellement de plus 100’000 soldats, un nombre supérieur au minimum prévu par la loi. De plus, selon un officier supérieur rencontré récemment, elle ne dispose d’équipements que pour environ 35’000 hommes, ceci en raison de mesures d’économies ! Les problèmes de l’armée ne seront donc pas résolus par un durcissement du service civil.

Pierre Farron

Salaire minimum – deux initiatives

Travailler à plein temps avec un salaire qui ne permet pas de vivre, c’est la situation que connaissent bien des personnes, surtout des femmes, qui doivent demander l’aide du service social pour subvenir à leurs besoins. Cette situation humiliante est une atteinte grave à leur dignité.

De plus, l’aide sociale, financée par la collectivité, ne doit pas être utilisée pour favoriser la sous-enchère salariale.

4 cantons et un demi-canton ont déjà introduit un salaire minimum: Neuchâtel, Jura, Genève, le Tessin et Bâle-Ville. Avec ses deux initiatives, le projet vaudois prévoit un salaire minimum indexé au coût de la vie, ce qui est important.

Il nous semble donc nécessaire d’accepter les deux initiatives. Quant au contre-projet, il multiplie les exceptions, ce qui vide le salaire minimum de son sens.

Mouvement chrétien citoyen, le comité de l’association

Eglise et politique

Faut-il que l’Eglise intervienne dans le champ politique ? Cette question a suscité d’innombrables débats idéologiques. Plutôt que de s’enfoncer dans le brouillard des principes abstraits, il faut d’abord examiner ce qu’on peut voir d’en bas, là où l’abstraction atterrit. Ensuite, il faut passer à l’essentiel : les éclairages que nous donnent les Ecritures. Voir ici l’article de Pierre Farron

Découvrir l’Apocalypse

Pendant l’année scolaire 2025-26, des rencontres bibliques mensuelles, animées par Pierre Farron, ont eu lieu au Centre oecuménique et de quartier, ch. du Bois-Gentil 9 à Lausanne

Elles continueront,sur un nouveau thème dès septembre 2026, de 18h00 à 19h15, les mercredis suivants :

2 septembre, 14 octobre, 4 novembre, 2 décembre

Défendre la Suisse en la dégradant ?

Officiellement, il s’agit de défendre la Suisse. C’est du moins ce que prétendent des parlementaires instrumentalisés par d’habiles marchands. ceux-ci font des fortunes en vendant des armes sans se préoccuper de leur utilité, souvent discutable voire inexistante, comme celle des avions de combat qui ne peuvent même pas nous protéger contre des drones. Ceci dit, les tensions avec la Russie augmentent réellement et une forme de défense de la Suisse est nécessaire … mais laquelle ? Si les réponses militaires classiques conviennent bien aux lobbys des marchands d’armes, elles ne contribuent guère à notre sécurité. Ainsi, elles négligent gravement des menaces bien réelles, telles que les menaces informatiques qui sont susceptibles de paralyser notre pays.

En même temps, les énormes dépenses militaires, faites au nom d’une urgence qui anesthésie la réflexion, justifient des coupes sévères dans la recherche, le financement des Universités, les transports publics, la protection de l’environnement etc. Dans notre canton, des mesures d’économie touchent les jeunes et les personnes fragilisées par l’âge ou la maladie. Elles portent atteinte à l’avenir de notre pays et aux personnes les plus fragiles. Elles font d’autant plus mal, socialement, que les assurances maladies et les loyers ne cessent d’augmenter alors que les revenus de la plupart des gens stagnent. Par ailleurs, aucune mesure de solidarité, même modeste, n’est envisagée de la part des plus riches pour apporter des recettes supplémentaires – pourtant nécessaires ! – aux caisses publiques.

Dans ce contexte une question doit être clairement abordée : que signifie exactement défendre la Suisse alors qu’en fait … on la dégrade et on porte atteinte à son avenir ?

Cette question est urgente si on veut éviter une explosion sociale, dont la montée de l’extrême-droite n’est que le signe avant-coureur. La course au profit, centrale dans une logique marchande divinisée, ne permet pas de lui apporter une réponse crédible.

Il est grand temps de remettre au premier plan les valeurs fondamentales de notre démocratie, considérées comme une référence dans nos Constitutions, notamment fédérale, comme l’affirme son préambule :

(…) Le peuple et les cantons suisses,
conscients de leur responsabilité envers la Création,
résolus à renouveler leur alliance
pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde,
déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité,
conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures,
sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, arrêtent la Constitution que voici (…)

Ces valeurs fondamentales sont régulièrement bafouées par nos dirigeants au nom d’une urgence géopolitique et budgétaire qui justifie tous les abus et les pires égarements. La vraie urgence, c’est celle d’un large débat public sur le respect des valeurs sur lesquelles notre démocratie est fondée.

Pierre Farron (texte publié dans 24 heures le 3 décembre 2025)